(Source: numerique.gouv.fr)
La souveraineté numérique n’est pas une option, c’est une nécessité stratégique. — Anne Le Hénanff
Réduire les dépendances numériques extra-européennes de l’État
- S’agissant de l’évolution du poste de travail, la DINUM annonce sa sortie de Windows au profit de postes sous système d’exploitation Linux.
- S’agissant de la migration vers des solutions souveraines, la Caisse nationale d’Assurance maladie a annoncé il y a quelques jours la migration de ses 80 000 agents vers des outils du socle numérique interministériel (Tchap, Visio et FranceTransfert pour le transfert de documents).
- Le mois dernier, le Gouvernement annonçait la migration de la plateforme des données de santé vers une solution de confiance d’ici à fin 2026.
Méthode pour sortir des dépendances
En formant des coalitions inédites associant ministères, grands opérateurs publics et acteurs privés. Cette démarche vise à fédérer les énergies publiques et privées autour de projets précis, en s’appuyant notamment sur les communs numériques et les standards d’interopérabilité (initiatives Open-Interop, OpenBuro).
Linux au lieu de Windows
Chaque ministère de planifier sa migration vers Linux d’ici l’automne 2026, la France cherche à briser sa dépendance historique envers les géants américains (Microsoft en tête) . Explications de House of El.
Voici pourquoi l’enjeu est colossal :
- Autonomie stratégique : L’objectif est de ne plus subir les décisions unilatérales des fournisseurs étrangers, qu’il s’agisse de changements de tarifs, de conditions d’utilisation ou de l’application de lois extraterritoriales comme le Cloud Act [2, 3].
- Sécurité des données : En utilisant des logiciels libres, l’État peut auditer le code source et s’assurer qu’aucune « porte dérobée » n’existe. La DINUM (Direction interministérielle du numérique) supervise ce virage pour protéger les données de 2,5 millions d’agents.
- Économies massives : Le succès de la Gendarmerie nationale avec GendBuntu (100 000 postes sous Linux) a prouvé qu’on pouvait économiser des millions d’euros en licences chaque année.
- Soutien à l’industrie locale : Ce plan favorise les solutions européennes (comme Nextcloud ou Scaleway) plutôt que d’alimenter les monopoles de la Silicon Valley.